Riche d'apprentissage

L’Externat St-Jean-Berchmans a été fondé en 1954 par la Congrégation des Sœurs du Bon-Pasteur à la demande insistante des parents du milieu qui désiraient offrir à leurs enfants une préparation adéquate au cours classique.

D’abord situé au 580, rue Saint-Amable à Québec, l’établissement confessionnel a ensuite déménagé en 1974 au 1160, chemin Sainte-Foy dans les locaux de l’ancienne Crèche Saint-Vincent-de-Paul appartenant à la congrégation. Réservé d’abord aux jeunes garçons d’âge primaire, l’établissement a commencé à accueillir des jeunes filles en 1986 pour répondre aux besoins de la population et aux souhaits exprimés par les parents.

L'ancien Externat sur la rue Saint-AmableLa nouvelle bâtisse de l'Externat sur le chemin Saint-Louis

Dès l’entrée en vigueur de la première loi sur l’enseignement privé, l’Externat a obtenu un permis en 1970. Parce qu’il n’accueillait pas de pensionnaire, l’Externat n’était pas subventionné. Ce n’est donc qu’en 1994 que l’Externat a été agréé au premier cycle du primaire soit en 1re, 2e et 3e années. Le ministre de l’Éducation justifiait alors la portée limitée de l’agrément par des disponibilités budgétaires limitées. Dès l’année suivante, le ministre accordait l’agrément pour le deuxième cycle du primaire soit 4e , 5e et 6e années.

Puis au début de l’an 2000, la Congrégation des Sœurs du Bon‑Pasteur s’est progressivement rendue à l’évidence qu’elle ne pourrait continuer encore longtemps à diriger pareille œuvre d’éducation. Comme c’était le cas pour toutes les autres communautés religieuses du Québec, les religieuses de la Congrégation du Bon‑Pasteur vieillissaient et la relève était à peu près inexistante. Il devenait donc évident que la congrégation ne pourrait plus fournir de personnel à l’école.

La congrégation avait alors déjà reçu des offres d’achat pour l’ensemble du complexe et du terrain dont l’Externat n’occupait qu’une partie. Il devenait de plus en plus impérieux de libérer également les locaux de l’école, afin de permettre à la communauté d’entreprendre des discussions plus sérieuses de vente de l’ensemble du terrain.

Ce sont ces raisons qui ont amené la congrégation à prendre la décision en octobre 2001 de fermer l’Externat en juin 2002. Devant la volonté exprimée par les parents et les membres du personnel de se mobiliser pour trouver une solution qui permettrait de maintenir l’établissement ouvert, la congrégation a donc avec plaisir décidé de garder l’établissement ouvert pour une année scolaire supplémentaire soit celle 2002‑2003, ce qui a permis l’émergence d’une relève institutionnelle.

La congrégation avait constaté la détermination, la compétence, la célérité et l’enthousiasme avec lesquelles le comité de relève s’était mis à la tâche. Elle avait de très bonnes raisons de croire que ce projet de relève pourrait se réaliser. Cette perspective la réjouissait fortement, puisqu’il était maintenant raisonnable de croire que l’œuvre d’éducation chrétienne qu’elle a fondée et maintenue au cours de tout près d’un demi-siècle lui survivrait grâce à des laïcs qui partagent les mêmes valeurs éducatives.

À cette époque, la congrégation avait également accepté avec plaisir de désigner deux représentants ou représentantes qui siègeraient au conseil d’administration de la nouvelle corporation. Elle avait aussi permis que la directrice générale continue d’exercer ses fonctions pour une année supplémentaire. Toutes ces mesures lui paraissent en effet de nature à favoriser une transition harmonieuse et à permettre le transfert du savoir-faire et de l’héritage éducatif de la communauté.

C’est pour ces raisons que la congrégation avait accueilli favorablement les demandes du comité de relève institutionnelle, notamment celle de céder son permis et son agrément à la nouvelle corporation et cela, dès l’été 2002.

Or, bien que la Corporation de l’Externat St‑Jean‑Berchmans possédait à ce moment un permis d’enseignement, elle ne pourrait opérer, au delà de juin 2003, sur le site du chemin Sainte-Foy, propriété des Soeurs du Bon‑Pasteur. De plus, aucun délai supplémentaire ne pouvait lui être accordé. Le déménagement était inévitable. C’est pour ne pas se retrouver devant une situation de fermeture définitive que la Corporation de l’Externat St‑Jean‑Berchmans demanda au ministre de l’Éducation d’autoriser une modification de son permis et de son agrément en raison d’un déménagement.

Suite à la réponse favorable du ministre de l’Éducation de l’époque et d’un partenariat de financement suffisant, l’Externat pouvait dorénavant poursuivre sa mission éducative sur les terrains que la Communauté des Pères Maristes lui a accordés. En effet, le support financier des Sœurs du Bon-Pasteur, de la Communauté des Pères Maristes et de certaines institutions bancaires ont permis à l’Externat d’être une école reconnue pour sa qualité et prisée autant par les parents que par les enfants. Cinquante ans après ses premiers balbutiements, l’Externat St-Jean-Berchmans a pu poursuivre sa mission éducative au cœur d’un site historique de Sillery où de nombreuses communautés religieuses ont grandement aidé la jeunesse à Grandir et Servir.

Grâce à la détermination et à la volonté d’une foule de personnes, l’Externat peut aujourd’hui offir à des jeunes un milieu de vie sécurisant, situé dans un site enchanteur qui favorise l’apprentissage.

Comme le phénix qui renaît de ses cendres, l’Externat, par son personnel qualifié et compétent, continue de favoriser le développement de l’ensemble des potentialités de chacun et chacune.

À tous ceux et celles qui ont fréquenté l’Externat, nous espérons avoir su vous offrir ce qui nous semblait le plus précieux soit des racines et des ailes.

Longue vie à l’Externat.

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